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Avec l’essor mondial des technologies d’énergie propre, des minéraux comme le lithium, le cobalt et le manganèse prennent une importance stratégique croissante, et l’Afrique dispose de réserves importantes encore majoritairement exportées sous forme brute. La présidence sud-africaine du G20 a soutenu un « Critical Minerals Framework » visant à aider les pays africains riches en minerais à capter davantage de valeur grâce au traitement et à la fabrication sur le continent.
Le texte cite plusieurs minéraux essentiels aux chaînes d’approvisionnement des technologies vertes — cobalt, manganèse, graphite naturel, cuivre, nickel, lithium et minerai de fer — utilisés notamment dans les panneaux solaires, les éoliennes et les batteries de véhicules électriques. Il avance aussi que l’Afrique détient une part importante des réserves mondiales de certains minerais, et souligne l’importance des ressources sud-africaines en métaux du groupe du platine ainsi qu’en chrome et manganèse, utilisés dans l’électronique et les composants technologiques.
La demande devrait rester soutenue à long terme, le texte citant des projections de l’Agence internationale de l’énergie publiées en 2025 indiquant une forte hausse des besoins en lithium, graphite, nickel, cobalt, terres rares et cuivre d’ici 2040. Dans ce contexte, les auteurs estiment que l’exportation de matières premières et l’importation de technologies finies privent les économies africaines d’emplois et de capacités industrielles potentielles.
L’article affirme qu’un développement des capacités de traitement et de transformation des minéraux sur le continent pourrait créer environ 2,3 millions d’emplois et augmenter le PIB d’environ 12%, faisant des minéraux critiques un levier d’industrialisation. Il évoque aussi des niveaux de chômage élevés en Afrique du Sud, notamment chez les jeunes, pour illustrer l’enjeu social.
Parmi les solutions, le texte met en avant la promotion de la « beneficiation » à la source (ajout de valeur localement), ainsi qu’une répartition des activités — extraction, transport, transformation et commercialisation — entre plusieurs pays pour réduire la dépendance à un acteur unique et renforcer la résilience des chaînes d’approvisionnement. Il mentionne également la nécessité de règles solides de gouvernance, d’une cartographie plus claire des ressources, et de programmes de formation adaptés pour bâtir une industrie locale.
Enfin, les auteurs estiment que les géoscientifiques sont au cœur de la création de valeur, depuis l’exploration jusqu’à l’exploitation plus sûre et la surveillance environnementale. Ils plaident pour combler des déficits de compétences en géodata science, géométallurgie, modélisation prédictive et leadership via des investissements urgents dans la formation, des partenariats et des incitations au transfert de savoir-faire par les entreprises minières.


