Selon deux sources citées par Reuters, cinq employés de la Société des Mines de Komana (SMK), l’entité locale opérant Yanfolila, ont été arrêtés vendredi. Les sources indiquent qu’ils sont soupçonnés de ne pas avoir rapatrié des devises issues des recettes d’exportation, une obligation prévue par le code minier.
Reuters précise que SMK n’a pas pu être jointe pour commenter l’affaire. Un porte-parole du ministère de la Justice n’a pas répondu immédiatement, tandis que le porte-parole du ministère des Mines a indiqué ne pas disposer d’informations sur ce dossier.
Cette affaire s’inscrit dans le durcissement de l’application du code minier adopté en 2023, qui relève la fiscalité du secteur et vise à accroître la participation de l’État dans les actifs miniers. En décembre, le gouvernement a déclaré avoir récupéré 761 milliards de francs CFA (environ 1,2 milliard de dollars) au titre de « manques à gagner » après un renforcement des contrôles.
La mine de Yanfolila a été acquise en 2025 par Coris Bank International, via sa filiale Nioko Resources, auprès du groupe britannique Hummingbird Resources. D’après son profil, la mine a produit 83 965 onces d’or en 2023 et dispose de réserves estimées à 493 000 onces.
Toujours selon Reuters, le Mali a porté sa participation dans SMK à 20% en 2025, conformément au code minier révisé. Les deux sources ajoutent que les cinq personnes détenues sont toutes de nationalité malienne et ont demandé l’anonymat.