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Corneille Nangaa, à la tête de l’Alliance Fleuve Congo (AFC) qui inclut le mouvement M23, a dénoncé un accord lié aux minerais entre Kinshasa et Washington, qu’il juge profondément défaillant et contraire à la Constitution.
Il faisait référence à un partenariat stratégique signé à Washington le 4 décembre, prévoyant un accès accru des États‑Unis aux minerais critiques de la RDC en échange d’investissements et d’une coopération sécuritaire.
Dans un entretien accordé à Reuters à Goma, Nangaa a affirmé que le projet souffre d’un manque de transparence et de failles juridiques, évoquant l’opacité des négociations et des irrégularités procédurales violant, selon lui, la Constitution et la loi.
Il a estimé que des sites miniers proposés pourraient faire l’objet de litiges car ils auraient déjà été attribués à d’autres partenaires, et a rappelé que la plupart des minerais clés de l’est, dont le coltan, se trouvent dans des zones tenues par le M23, y compris des secteurs majeurs comme Rubaya.
La présidence congolaise a rejeté ces accusations, qualifiant les inquiétudes de « spéculatives », et a déclaré que le partenariat relève des prérogatives constitutionnelles des autorités élues, tout en assurant que toute coopération respecterait les contrats valides et la réglementation minière.
Le gouvernement congolais a indiqué que le partenariat sera présenté au Parlement pour approbation en mars, et le vice‑Premier ministre et ministre de l’Économie nationale Daniel Mukoko Samba a déclaré à Reuters que l’exécutif s’attend à obtenir le feu vert des députés compte tenu de sa majorité.


