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Les compagnies aériennes en Afrique sont confrontées à une forte hausse des prix du kérosène après que la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran a perturbé les approvisionnements via le détroit d’Ormuz. Reuters a indiqué que cette pénurie pousse les consommateurs vers des surcharges et oblige les compagnies à gérer des coûts très volatils alors que le carburant devient plus rare.
L’Afrique figure parmi les régions les plus exposées, car environ 70% des importations de kérosène et de paraffine du continent transitent par le détroit d’Ormuz, selon S&P Global. Depuis le début du conflit fin février, les expéditions de carburant depuis les raffineries du Moyen-Orient à travers le détroit ont presque cessé, retirant du marché environ un cinquième de l’offre mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié.
Des opérateurs sud-africains ont expliqué que les prix changent d’heure en heure. Jannie de Klerk, de National Airways Corporation, a indiqué que les vols sont souvent chiffrés à l’arrivée, et que le carburant peut devenir plus cher en quelques heures, ce qui rend les devis risqués pour les opérateurs charter.
Le choc des coûts frappe davantage les transporteurs africains que beaucoup d’autres, car le kérosène représente généralement 30% à plus de 40% des coûts d’exploitation, contre une moyenne mondiale de 20% à 25%, selon l’Association des compagnies aériennes africaines. FlySafair a indiqué que le kérosène représente 50% à 55% de ses coûts directs d’exploitation et que les prix ont augmenté de 70% en une seule semaine dans les aéroports côtiers sud-africains.
Les stocks s’amenuisent aussi sur le continent. Le Board of Airline Representatives of South Africa a indiqué que les réserves nationales couvrent environ trois à quatre semaines, tandis que le Kenya disposerait d’environ 50 jours de stocks et la Zambie d’environ 10 jours. Des compagnies comme FlySafair et Airlink ajoutent des surtaxes ou ajustent leurs tarifs, tandis que certaines envisagent aussi de réduire leurs capacités si la pression sur le carburant s’aggrave.


