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La Banque centrale du Nigeria (CBN) prévoit une croissance du produit intérieur brut de 4,49% en 2026, accompagnée d’un ralentissement de l’inflation moyenne à 12,94%, selon son rapport économique publié le 30 décembre. L’institution met en avant les effets conjoints de la stabilisation du marché des changes, de la reprise des exportations pétrolières et des réformes économiques engagées par l’administration du président Bola Tinubu.
La CBN estime que l’élan de croissance reposera sur la restructuration des secteurs pétrolier, fiscal et des changes, amorcée depuis 2023, tout en anticipant une performance accrue du secteur non pétrolier et un renforcement des réserves extérieures. « Les perspectives de croissance en 2026 sont positives grâce aux gains issus des réformes structurelles d’ensemble et à une meilleure stabilité du taux de change », indique le rapport. La banque prévoit qu’un assouplissement progressif de la politique monétaire devrait soutenir le crédit et l’investissement en réduisant le coût du financement.
En novembre, la banque a maintenu son taux directeur à 27% lors de sa réunion de fin d’année afin de consolider la stabilisation des prix, tout en abaissant le taux de dépôt pour marquer sa confiance dans la solidité économique. Cette décision a surpris les marchés, qui s’attendaient à une baisse de 100 points de base, après la première réduction de taux opérée en septembre depuis 2020. L’inflation, qui s’est établie à une moyenne de 21,26% en 2025, a ralenti pour le huitième mois consécutif en novembre à 14,45%, portée par la détente des prix alimentaires et énergétiques et la stabilité accrue du naira.
Les hypothèses macroéconomiques de la CBN reposent sur un baril de pétrole à 55 dollars, un taux de change moyen d’environ 1 400 nairas pour un dollar, et une production pétrolière avoisinant 1,50 million de barils par jour. La politique budgétaire devrait rester expansionniste, avec un déficit public estimé à 12,14 billions de nairas, soit 3,01 % du PIB, financé principalement par l’emprunt intérieur.
La banque anticipe par ailleurs une hausse des réserves de change à 51,04 milliards de dollars et un excédent du compte courant de 18,81 milliards, soutenus par des exportations pétrolières et non pétrolières plus dynamiques ainsi que par les transferts de la diaspora. Selon la CBN, ces évolutions devraient renforcer la position extérieure du pays, réduire la vulnérabilité macroéconomique et favoriser la poursuite de la désinflation en 2026.


