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La production pétrolière de la Libye a atteint son plus haut niveau depuis 2013, avec un volume de brut et de condensats de 1 487 723 barils par jour. Cette hausse rapproche le pays de son objectif de 1,5 million de barils par jour.
Cette progression renforce la position de la Libye parmi les principaux producteurs africains et met en évidence l’ampleur de ses réserves, estimées à environ 48 milliards de barils. Ce volume fait de la Libye le premier détenteur de réserves pétrolières prouvées du continent, avec une grande partie du pétrole récupérable concentrée dans les bassins de Syrte et de Murzuq.
La National Oil Corporation a indiqué que la production de brut avait atteint 1 438 560 barils par jour, tandis que la production de condensats s’élevait à 49 163 barils par jour. La société publique a affirmé que le secteur poursuivait sa reprise malgré des défis opérationnels et politiques de longue date.
L’annonce a été faite lors d’une réunion au siège de la NOC à Tripoli, présidée par Massoud Sulaiman et en présence de membres du conseil ainsi que de hauts responsables. M. Sulaiman a qualifié ce niveau de production de réalisation majeure et a salué le travail des employés et des départements techniques.
La reprise libyenne s’est accompagnée du retour des compagnies pétrolières internationales. En février, la NOC a attribué des blocs d’exploration à des sociétés étrangères lors de son premier tour de licences depuis 2007, avec Chevron, Eni, QatarEnergy, Repsol et Türkiye Petrolleri parmi les gagnants. Aiteo, la société nigériane, a également remporté le bloc Murzuq M1.
Ces attributions ont porté sur cinq blocs sur une vingtaine proposés dans des zones terrestres et offshore, notamment dans les bassins de Syrte et de Murzuq. Malgré cela, le nombre limité de concessions montre que les investisseurs restent prudents, même si l’intérêt pour l’amont libyen se renforce.
Ce nouveau cap de production intervient plus de dix ans après l’entrée de la Libye dans une période prolongée d’instabilité à la suite de la chute de Mouammar Kadhafi en 2011. Malgré les perturbations dans les champs, les terminaux et les raffineries, l’industrie pétrolière du pays continue de se redresser et d’attirer de nouveaux intérêts étrangers.
La NOC travaille aussi au redémarrage de la raffinerie de Ras Lanuf, d’une capacité de 220 000 barils par jour, d’ici un an, après la résolution d’un long différend concernant le site. Un retour en service renforcerait le secteur aval libyen et aiderait à soutenir l’approvisionnement intérieur en carburant.


