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Le projet de réforme du ministère des Finances prévoit d’augmenter les allocations discrétionnaires offshore pour les particuliers, d’assouplir les restrictions sur les flux de capitaux et d’intégrer formellement les cryptoactifs dans le système réglementaire.
La Bourse de Johannesburg (JSE) estime que ces réformes pourraient attirer au moins 10 000 milliards de rands, soit environ 608 milliards de dollars, d’investissements à terme. Le Trésor national a publié le projet de circulaire pour consultation publique le 17 avril.
Une grande partie de la législation en cours de révision remonte à 1961, certaines dispositions datant même de 1933, selon Vukile Davidson, directeur général adjoint chargé de la politique financière au Trésor national. Il a indiqué que l’ancien système avait été conçu pour traiter un large éventail de problématiques au-delà des flux de capitaux, notamment les flux illicites et la stabilité financière.
Les changements proposés permettraient, pour la première fois, aux gestionnaires d’actifs d’opérer des fonds non libellés en rand depuis l’Afrique du Sud, même si ces fonds sont levés, investis et déclarés en devises étrangères. Dans le cadre actuel, ces fonds doivent être domiciliés à l’étranger, une exigence qui, selon les autorités et les acteurs du marché, a contribué à déplacer des activités, des emplois et des expertises vers des hubs concurrents tels que Maurice, le Kenya, Kigali et Dubaï.
La réforme intégrerait également les cryptoactifs dans le cadre du contrôle des changes en tant que forme de capital réglementée. Les transactions en crypto au-delà d’un certain seuil ne seraient autorisées que via des intermédiaires régulés, avec une obligation de déclaration des avoirs et des transactions importantes au Trésor national. Le fort taux d’adoption des cryptoactifs en Afrique du Sud en a fait un outil clé pour les échanges, les transferts de fonds et les transactions transfrontalières en dehors du système bancaire traditionnel.


