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L’Algérie a lancé dimanche un nouvel appel d’offres international pour des concessions pétrolières et gazières, alors qu’elle cherche à attirer des investissements dans un contexte de marchés de l’énergie perturbés par la guerre au Moyen-Orient. Le dispositif, baptisé Algeria Bid 2026, intervient alors que les prix du pétrole et du gaz ont fortement augmenté après les perturbations des flux via le détroit d’Ormuz et les dommages causés aux infrastructures énergétiques du Golfe.
L’appel couvre sept blocs situés dans des bassins stratégiques du sud et du sud-est du pays. Six blocs sont proposés dans le cadre d’accords de partage de production avec la société publique Sonatrach, tandis que le septième relève d’un contrat de participation dans lequel Sonatrach conservera au moins 51% du capital.
Les offres doivent être déposées avant le 26 novembre et les résultats sont attendus à la fin janvier. Le ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a indiqué que cet appel d’offres vise à renforcer l’attractivité du secteur et à consolider la place de l’Algérie comme destination fiable pour l’investissement énergétique.
Le gouvernement prévoit d’investir entre 50 et 60 milliards de dollars pour doubler la production de gaz à 200 milliards de mètres cubes d’ici 2030. L’Algérie est déjà le premier exportateur africain de gaz et est devenue un fournisseur important de l’Union européenne après la baisse des importations de gaz russe consécutive à l’invasion de l’Ukraine en 2022.
Le secteur énergétique reste la colonne vertébrale de l’économie algérienne, avec plus de 90% des recettes en devises provenant des hydrocarbures. Le pays est aussi en discussions avec Chevron et ExxonMobil sur des gisements offshore et le gaz de schiste, ce qui montre sa volonté d’élargir la participation étrangère dans son secteur amont.


