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Le Fonds monétaire international a indiqué vendredi que la dette publique de l’Angola devrait atteindre son plafond à moyen terme, appelant le gouvernement à utiliser toute manne liée à la hausse des prix du pétrole pour réduire la dette et renforcer les réserves. Cet avertissement intervient alors que le recul de la production pétrolière continue de peser sur les finances du pays.
Le FMI a estimé que la récente flambée des prix du pétrole a amélioré l’accès de l’Angola aux marchés internationaux et peut offrir un répit temporaire face à la baisse des recettes pétrolières. Il a toutefois souligné que les besoins bruts de financement devraient augmenter, la dette atteignant la limite fixée par la loi sur la soutenabilité budgétaire.
L’institution a formulé ces remarques à l’issue de sa revue au titre de l’article IV menée sur l’Angola. Elle a estimé que le gouvernement devait poursuivre l’assainissement budgétaire et une gestion prudente de la dette, car les recettes pétrolières en baisse assombrissent les perspectives à moyen terme.
Le budget angolais pour 2026 repose sur un prix du pétrole de 61 dollars le baril, alors que le Brent se négocie au-dessus de 100 dollars, offrant une manne à court terme au gouvernement. Le FMI a ajouté que la croissance future du pays dépendra des efforts de diversification, les recettes pétrolières structurellement plus faibles continuant de peser sur les finances publiques et les comptes extérieurs.
L’Angola ne sollicite pas actuellement de programme de financement du FMI, mais bénéficie d’une assistance technique sur les recettes fiscales, l’analyse des dépenses et d’autres réformes. Le pays cherche aussi un soutien extérieur auprès d’autres sources, notamment la Banque africaine de développement.


