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Le Kenya a annoncé une forte hausse des prix du carburant, le diesel enregistrant sa plus forte augmentation jamais observée malgré une récente baisse d’impôt. Cette décision intervient alors que les marchés pétroliers mondiaux réagissent au conflit impliquant l’Iran, qui a fait grimper le coût du brut et du transport maritime tout en resserrant l’offre de produits pétroliers.
L’Energy and Petroleum Regulatory Authority a relevé le prix du diesel de 40 shillings à 206 shillings le litre, tandis que l’essence a augmenté de 28 shillings pour atteindre le même niveau. Les nouveaux prix resteront en vigueur jusqu’à la prochaine révision du 14 mai, même si le gouvernement a récemment ramené la TVA sur les carburants de 16% à 13%.
Cette hausse accentue la pression intérieure, des pénuries de carburant étant signalées dans certaines régions du pays. Les autorités affirment toutefois que l’approvisionnement est suffisant et accusent certains distributeurs de stockage, tandis qu’une autre controverse liée à une cargaison de carburant contestée a ravivé les critiques sur la gestion du marché par le gouvernement.
Le gouvernement dit avoir annulé cette cargaison et interdit sa vente, mais les enquêtes se poursuivent après l’arrestation et la démission de hauts responsables du secteur de l’énergie. L’EPRA a précisé que la cargaison contestée n’avait pas été prise en compte dans la dernière révision tarifaire, mais le scandale alimente les inquiétudes sur la transparence du système kényan du carburant.
La hausse des prix reflète un choc énergétique plus large lié à la guerre en Iran, qui a perturbé des routes maritimes clés, dont le détroit d’Ormuz. À travers l’Afrique, les gouvernements réagissent par des baisses d’impôts, du rationnement et une priorisation sectorielle pour amortir le choc, mais la pression sur les économies importatrices de carburants reste forte.


