Le Nigeria aborde 2026 avec un marché des capitaux à un point d’inflexion, la question centrale n’étant plus l’ampleur de la hausse mais la capacité à convertir cette dynamique en croissance durable pour l’économie.
L’indice NGX All‑Share a atteint un record de 165 837,33 points le 13 janvier 2026, prolongeant une progression qui a affiché un rendement de 51,2% en 2025, tandis que la capitalisation est passée d’environ 62 800 milliards de nairas à près de 100 000 milliards sur douze mois.
L’article attribue cette trajectoire à une stabilisation macroéconomique et à des réformes, notamment une inflexion vers une politique monétaire moins restrictive, une meilleure stabilité du change et des améliorations de marché comme le passage au règlement‑livraison T+1 en décembre 2025 et l’adoption de l’Investment and Securities Act 2025.
Il souligne une participation plus large des secteurs en 2025, avec de fortes performances dans les biens de consommation et des contributions des banques, de l’industrie et de l’assurance, soutenues par des entrées de capitaux étrangers plus élevées et une montée des investisseurs particuliers via des plateformes numériques.
Le texte estime que la durabilité du rallye dépend aussi de la capacité du marché à financer l’économie réelle, mentionnant environ 6 490 milliards de nairas de levées de capitaux sur le NGX en 2025, dont plus de 2 500 milliards levés par les banques avant l’échéance de recapitalisation de mars 2026.
Il met enfin en avant des risques liés à l’incertitude des politiques publiques et au contexte mondial, tout en citant comme leviers la prévisibilité fiscale, la stabilité macro, l’élargissement de l’offre via de grandes introductions potentielles et une coopération réglementaire soutenue.