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Un groupe important d’investisseurs dans l’unique euro-obligation de l’Éthiopie a annoncé vouloir engager une action en justice après le blocage par les créanciers bilatéraux d’un accord initial avec le gouvernement.
L’Éthiopie a indiqué qu’elle rouvrirait les discussions après que le Comité des créanciers officiels (OCC), coprésidé par la Chine et la France, a estimé que le projet d’accord ne respectait pas le principe de « comparabilité de traitement » du Cadre commun du G20.
Le comité ad hoc des porteurs d’obligations a jugé la décision « totalement déraisonnable », tandis que l’OCC a expliqué qu’il craignait que les termes initiaux ne conduisent pas à un traitement comparable entre créanciers privés et officiels.
L’Éthiopie a fait défaut sur cette obligation en décembre 2023 et a formalisé un accord de restructuration avec ses créanciers officiels en juillet, ouvrant la voie aux négociations avec les porteurs d’obligations et à l’accord annoncé début janvier.
Le projet prévoyait une décote de 15% du principal via un échange contre un nouveau titre de 850 millions de dollars arrivant à échéance à la mi-2029, ainsi qu’un instrument de récupération de valeur indexé sur la valeur des exportations.
Le comité des porteurs d’obligations, qui représente plus de 45% des investisseurs, a déclaré vouloir rester constructif mais qu’il saisirait désormais la justice anglaise pour exiger le paiement du principal et des intérêts, tandis que le FMI a relevé ses projections de recettes d’exportation et de réserves.


