Depuis le Covid-19, les pays africains font preuve de résilience face aux adversités. Le second mandat du président Trump a imposé des tarifs agressifs le 2 avril 2025 « Liberation Day », touchant presque tous les pays africains—Lesotho 60%, Afrique du Sud 31%, Maurice 50%—négociés ensuite à 10% de base sauf 30% pour l’Afrique du Sud.
La croissance mondiale stagne à 2,8% post-2023, prévue à 2,6% en 2026 avec économies avancées à 1,6% et marchés émergents à 4,0%. 53% des économistes en chef interrogés par le Centre for the New Economy and Society anticipent un affaiblissement mondial l’an prochain.
Les meilleurs performeurs SSA incluent Guinée (7,5%), Bénin (7,3%), Éthiopie (7,2%), Rwanda (7,0%) et Zimbabwe (6,6%) pour 2026. Grandes économies Égypte (4,3%), Algérie (3,5%), Nigeria (4,4%), Maroc (4,4%) et Kenya (4,9%) maintiennent plus de 4%, tandis que l’Afrique du Sud traîne à 1,4%.
L’enquête 2026 Global Risks Perception prévoit 50% d’outlook turbulent en deux ans, montant à 57% sur dix ans. Confrontation géoéconomique et conflits armés étatiques en tête, l’Afrique subissant coups d’État au Burkina Faso, Gabon, Guinée, Niger, Soudan plus islamistes et guerres civiles.
Puissances étrangères s’impliquent davantage—sécurité chinoise, aide russe aux juntes, bases US/France, bases/investissements golfeux au Corne/Est africain. Stratégies d’atténuation : exploiter ressources naturelles en négociations commerciales et accélérer intégration AfCFTA pour doper commerce intra-africain.