Le gouvernement sud-africain a annoncé qu’il présentera d’ici la fin février un ensemble de mesures visant à renforcer la fabrication locale de véhicules. Selon Reuters, ces mesures devraient inclure un réexamen de la taxe ad valorem (assimilée à une taxe « luxe ») appliquée notamment aux véhicules importés, ainsi qu’une réévaluation des droits de douane.
Cette révision s’inscrit dans une mise à jour plus large de la politique automobile, alors que le secteur fait face à la transition mondiale vers l’électrique et l’hybride, au durcissement des normes d’émissions, à l’évolution des règles commerciales et à la montée des importations à bas prix en provenance de Chine et d’Inde. Le pays cherche aussi à réagir après avoir perdu sa position historique de premier producteur automobile africain au profit du Maroc, a rapporté Reuters.
Mkhululi Mlota, directeur général adjoint en charge de l’automobile au ministère du Commerce, de l’Industrie et de la Concurrence, a expliqué aux parlementaires qu’un examen complet de la politique est en cours, en parallèle d’un traitement des préoccupations liées à la production locale. Il a indiqué que plusieurs propositions ont été soumises par l’industrie et d’autres acteurs pour inverser la tendance sur la localisation, avec une proposition finale attendue avant fin février.
Le vice-ministre Zuko Godlimpi a déclaré que des réformes fiscales sont à l’étude pour favoriser la production locale, notamment des ajustements de la taxe ad valorem et une révision des hausses de tarifs sur les véhicules importés. Il a ajouté que des échanges avec le Trésor national devraient démarrer prochainement et que le gouvernement discute également avec des constructeurs chinois afin d’accroître la fabrication en Afrique du Sud.
Le plan directeur automobile de 2018 visait à porter la production locale à 1% de la production mondiale (environ 1,4 million d’unités) et à augmenter la part de contenu local à 60%, contre moins de 40% auparavant. Reuters indique qu’en 2025 la production locale a atteint 602 302 unités, tandis que les véhicules légers importés ont représenté 69,3% des ventes nationales, soutenus par l’afflux de modèles plus abordables en provenance d’Inde et de Chine.