Les startups africaines ont levé 1,64 milliard de dollars de financements par dette en 2025, un record, dans un contexte de reprise du financement tech et d’intérêt accru des prêteurs, selon Semafor.
D’après l’article, la dette a représenté 40% des investissements annuels en capital-risque dans les startups africaines, un niveau inédit depuis que Partech suit ces données depuis dix ans.
Tidjane Deme, de Partech Africa, a indiqué à Semafor que cette évolution reflète une maturité et une prévisibilité accrues des startups, la dette exigeant généralement des critères d’éligibilité plus stricts que l’equity.
Semafor rappelle que les levées en fonds propres ont rebondi plus lentement après une chute d’environ 5 milliards de dollars en 2021–2022 à 2,3 milliards de dollars sur les trois dernières années, tandis que le recours à la dette progressait.
L’article précise que les startups disposant de flux de trésorerie plus réguliers se tournent vers la dette pour financer le besoin en fonds de roulement et limiter la dilution, mais que les remboursements peuvent accroître les risques pour le bilan.
Selon Semafor, les institutions de financement du développement ont été les principales sources de dette ces deux dernières années, tandis que d’autres prêteurs, dont des banques commerciales africaines, augmentent leur exposition à mesure que davantage d’entreprises se rapprochent de la rentabilité.