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La banque centrale de Namibie a laissé mercredi son taux directeur à 6,50%, prolongeant ainsi une pause pour la troisième réunion consécutive, tandis que les décideurs évaluaient les répercussions de la guerre en Iran. La Bank of Namibia a indiqué que les perspectives de croissance et d’inflation s’étaient détériorées en raison des effets de contagion du conflit.
L’inflation annuelle a ralenti à 2,1% en mars, son plus bas niveau depuis 2020, mais la banque centrale s’attend à une remontée des pressions sur les prix dans les mois à venir. Le gouverneur Ebson Uanguta a déclaré que les risques sur l’inflation restaient orientés à la hausse, en raison notamment des prix administrés, de la volatilité du taux de change et des effets prolongés de la guerre au Moyen-Orient.
Le gouvernement a déjà pris des mesures pour atténuer l’impact de la hausse mondiale des coûts de l’énergie en réduisant de 50% les prélèvements sur le carburant pendant au moins trois mois, jusqu’à fin juin. Cette mesure vise à protéger les consommateurs de la flambée des prix du carburant liée au conflit.
La banque centrale avait aussi revu à la baisse ses prévisions de croissance plus tôt ce mois-ci, citant une performance plus faible que prévu des industries primaires, en particulier les métaux et l’extraction diamantifère. Cela accroît la pression sur une économie étroitement liée à l’Afrique du Sud à travers l’ancrage monétaire et l’alignement des politiques.
Les décisions de taux en Namibie suivent généralement celles de l’Afrique du Sud, car le dollar namibien est arrimé à parité au rand. La banque centrale sud-africaine avait elle aussi maintenu son taux clé à 6,75% lors de sa précédente réunion.


